Point du Président de la République sur la rencontre Informelle de l’U.A à Cotonou
Dix heures d’échanges sur les questions brûlantes du Continent Africain : c’est à cet exercice que se sont livrés les Chefs d’Etas et de Gouvernements le samedi 18 Février à Cotonou. Après avoir accompagné ce dimanche matin ses homologues du Rwanda, de l’Afrique du Sud, du Congo et du Tchad, le Président Boni YAYI s’est prêté à nos questions pour nous dire quel impacte cette rencontre de Cotonou aura sur le Continent Africain.
Pour le Président Boni YAYI, il faut toujours anticiper sur les évènements et vue les différentes crises secouent le continent, il fallait se retrouver, échanger sur ces sujets, établir une feuille de route. Pour Le Chef de l’Etat, cette séance est une première dans l’histoire de l’Union Africaine. Il s’agit selon lui, d’une séance à hui clos où les chefs d’Etats présents se sont dit des vérités essentielles sans langue de bois mais dans le respect et la courtoisie. Les Chefs de délégation qui représentaient leur pays, après avoir délivré le message des Chefs d’Etat qu’ils représentaient ont été priés de se retirer de la salle. Des exposés qui ont eu lieu et des contributions qui en découlent, le Président en exercice de l’UA estime que l’Afrique ne doit pas désespérer. Il s’appuie ainsi sur les propos du Président Congolais Dénis SASSOU Nguesso pour conclure que l’Afrique est un continent d’espérance. Avec 23% des superficies mondiales en terres cultivables, et qui fait plus de dix fois l’Europe, plus de trois fois la Chine, sans compter la jeunesse de la population qui d’ici 2020 sera autour de 1 ,5 milliards d’âmes. Pour Boni YAYI, cette jeunesse de la population est un atout si le contient parvient à organiser la formation des jeunes. A cela s’ajoute l’immense richesse de son sous sol. C’est pour cette raison que les Chefs d’Etat sont tombés d’accord sur la question prioritaire de l’Unité du Continent. Un continent qui doit parler d’une seule et même voix pour ne plus se laisser fragiliser par les influences étrangères. Le Président en exercice de l’UA et ses paires ont identifié certaines valeurs qui doivent fonder les actions de l’organisation. Il s’agit selon le Dr Boni YAYI de l’unité, la paix, la stabilité, la gouvernance, notamment la gouvernance électorale sans lesquelles aucun développement n’est possible. Selon Boni YAYI, il faut que les Chef d’Etat aient le courage le courage de se rappeler à l’ordre lorsque certains d’entre eux n’observent pas cette question liée à la gouvernance politique, économique et sociale dans nos pays. « Nous avons évoqué le cas de la Libye et certains ont fait leur méa culpa. Il faut que nous ayons désormais à l’esprit nos obligations en matière de gouvernance politique, économique et sociale dans nos pays. Une fois qu’on aura réglé cette question, nous pourront accélérer notre rythme de mise en place des infrastructures qui doivent rapprocher nos Etats, nos économies et nos populations. Nous allons poursuivre les réflexions pour aller vers des réformes qui vont assouplir l’ordre du jour de nos sommets et surtout les centré autour des valeurs que nous avons identifiés », a déclaré Boni YAYI. Au niveau des réflexions des réformes autour du fonctionnement de l’organisation, les Chefs d’Etats entendent restaurer l’harmonie entre le Président de la commission et le Président en Exercice pour que les missions soient clairement définies et la représentativité du continent au plan mondial clarifiée et respectée de tous. Le problème lié au mécanisme d’intervention et de prévention de paix en Afrique a été aussi évoqué à la rencontre du samedi. Pour le Président Boni YAYI, ce continent est le nôtre, lorsqu’il y a instabilité quelque part, il faut que nous puissions être les premiers à intervenir .Autrement, l’extérieur le fera à la place des dirigeants du continent. C’est pour cette raison que les échanges ont porté sur la question du financement des interventions en Afrique par les africains. « Nous sommes ouverts au reste du monde mais faisons en sortes que le complément qui doit venir d’ailleurs n’efface pas le Continent », a conclu Boni YAYI
E. ABALLO/ cell-Com PR
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Discours
